Blasons et provinces de France · 3 min de lecture · Éditions Charlemagne

Fondé en 1099 après la première croisade, le royaume de Jérusalem dura près de deux siècles. Son emblème, la croix potencée et ses quatre croisettes, lui survit.

Vidéo : Royaume de Jérusalem

Acheter le blason Royaume de Jérusalem en pierre reconstituée

15 juillet 1099 : Jérusalem est prise

Le royaume de Jérusalem naît de la première croisade. La ville sainte est prise le 15 juillet 1099. Godefroy de Bouillon en est le premier souverain, mais il se contente du titre d’avoué du Saint-Sépulcre. Il doit d’abord repousser une contre-attaque fatimide, battue à Ascalon le 12 août. Le royaume se limite alors à Jérusalem, Bethléem, au port de Jaffa et à la route qui les relie. Godefroy meurt le 18 juillet 1100. Son frère Baudouin, comte d’Édesse, est alors sacré roi par le patriarche Daimbert.

Un royaume de châteaux et de chevaliers

Baudouin Ier passe son règne à conquérir le littoral et à repousser les contre-attaques. Le royaume s’étend bientôt de Gaza à Beyrouth et jusqu’à la vallée du Jourdain. Il compte un domaine royal et de grands fiefs, dont Jaffa, la Galilée ou l’Outre-Jourdain. Les rois sont oints et couronnés dans l’église du Saint-Sépulcre, où ils sont aussi enterrés. Les lois, réunies par Jean d’Ibelin dans les Assises de Jérusalem, donnent un grand pouvoir à la Haute Cour des barons. L’Église latine y joue un rôle capital : Godefroy confie l’église du Saint-Sépulcre à des chanoines, et le sanctuaire est reconstruit et agrandi pour rassembler les lieux saints sous un même édifice.

Hattin, Acre, Saint Louis

Les règnes de Baudouin II, Foulques d’Anjou, Baudouin III et Amaury Ier voient la Syrie musulmane s’unifier peu à peu. Sous Baudouin IV le Lépreux, Saladin est tenu en échec ; mais l’armée franque est vaincue à Hattin le 4 juillet 1187, et Saladin prend Jérusalem le 2 octobre, défendue avec vaillance par Balian d’Ibelin. Le royaume garde son nom, mais son siège passe à Saint-Jean-d’Acre. La troisième croisade, avec Philippe Auguste et Richard Cœur de Lion, permet de reprendre Acre.

Frédéric II récupère Jérusalem par traité, mais la ville est de nouveau perdue en 1244. Saint Louis, fait prisonnier à Damiette, gouverne ensuite le royaume de 1250 à 1254 et le réorganise. Après son départ, l’anarchie revient, et le sultan mamelouk Baybars reprend peu à peu les places fortes. Saint-Jean-d’Acre, dernière place franque, tombe le 28 mai 1291.

La croix de Jérusalem

Le blason est d’une grande simplicité : une grande croix aux branches terminées par des béquilles, cantonnée de quatre petites croix, sur fond argent. Les sources le blasonnent d’argent à la croix potencée d’or, cantonnée de quatre croisettes du même ; l’exemplaire illustré est peint en rouge. Selon la tradition, l’or posé sur l’argent enfreint volontairement les règles de l’héraldique, en hommage à la sainteté de Jérusalem, mais cette explication reste sans source certaine.

On ne connaît aucune information certaine sur l’origine du signe. Beaucoup y voient les cinq plaies du Christ, d’autres les quatre Évangiles, ou les quatre directions vers lesquelles la parole du Christ s’est répandue depuis Jérusalem. La croix est aujourd’hui le symbole de la custodie franciscaine de Terre sainte et figure sur les armes de l’Ordre équestre du Saint-Sépulcre, de la Géorgie, de maisons comme la maison de Savoie, ou de communes comme Aix-en-Provence et Calais.

Ce blason chez vous

Les Éditions Charlemagne proposent ce blason en pierre reconstituée : fabrication artisanale, peint et patiné à la main, avec un système d’accrochage au dos.

Voir tous les blasons des provinces de France

Pour aller plus loin